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Dossier DADVSI

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La qualité de certaines interventions lors du débat de la loi DADVSI à l'Assemblée a mis en évidence un effort louable des députés en matière de documentation et de compréhension du sujet, ce qui a été apprécié.

Malgré tout, un aspect majeur du problème a été occulté, aussi bien dans le camp de la « licence globale » que dans celui de la « réponse graduée ». Dans les deux cas, le postulat est que le trafic P2P est observable, et ce faisant contrôlable, soit en le taxant, soit en le réprimant.

C'est certes vrai pour la majeure partie du trafic P2P aujourd'hui, mais est-ce que cela va rester vrai longtemps ? La réponse évidente est que le trafic P2P restera observable tant qu'il n'aura pas vraiment besoin de se dissimuler, donc tant qu'il ne sera pas taxé ni réprimé.

Voici quelques éléments pour en juger:

  • Protocoles P2P sécurisés (anonymes):
  • Les logiciels P2P sont pratiquement incontrôlables, puisque la plupart n'ont pas d'« éditeur » à proprement parler. Ce sont le plus souvent des logiciels libres, dont les sources publiées inspirent à leur tour d'autres logiciels, qui peuvent être diffusés depuis n'importe quels pays:
  • L'utilisation du P2P pour d'autres fonctions que le téléchargement de musique et de films, ce qui a pour effet de mélanger les différents types de trafic en un magma difficilement différenciable:
  • Le fait que les VPN soient appelés à se répandre, pour toutes sortes d'usages, dont ceux des entreprises, ce qui empêchera de plus en plus de savoir ce qui circule dans les tuyaux.

... et pour se détendre, une BD de Scott McCloud

WhosWho/DidierLebrun

Page mise à jour le 15/03/2007 15:55 RSS